Autres céphalées

Il existe de nombreuses autres cephalées que nous ne pourrons pas énumérer.

Algie vasculaire de la face : Les algies vasculaires de la face appartiennent à un groupe de céphalées primitives (céphalalgies autonomes du trijumeau) qui se caractérisent par des céphalalgies fréquentes, brèves mais extrêmement sévères. Les algies vasculaires de la face épisodiques se manifestent en salves, en général pendant 6-12 semaines, une fois par an ou tous les deux ans et au même moment de l’année. Une douleur péri-oculaire intense, strictement latéralisée, survient une fois par jour ou plus, surtout la nuit, pour s’atténuer une demi-heure ou une heure plus tard. Les yeux sont rouges et larmoient, le nez coule ou est bouché du côté affecté, et la paupière peut tomber. Les algies vasculaires de la face touchent des personnes de 20 ans ou plus et six fois plus les hommes que les femmes.

Céphalées secondaires : d'autres céphalées peuvent être dues à :

La fièvre • Des désordres métaboliques (hypoglycémie, hypoxie, etc.) • Des affections ORL telles que les sinusites (céphalées sont plutôt et la douleur est souvent pulsatile et s’accentue lorsque le patient penche sa tête en avant) • la dysfonction temporo-mandibulaire (douleur locale typiquement exacerbée par la mastication, irradiant vers la face et la tempe, souvent unilatérale. La palpation de l’articulation est souvent douloureuse) • L’artérite temporale : apparaissant après 50 ans, la céphalée est intense, temporale et au niveau du cuir chevelu, ressentie comme superficielle, diurne et nocturne, empêchant le sommeil et ne répondant pas aux antalgiques. Des symptômes généraux (fatigue, perte de poids) sont fréquents. La méningite : la céphalée est associée à un syndrome fébrile et à une raideur de nuque. • Des suites de traumatismes crâniens (environ 4% des céphalées secondaires). • L’hémorragie sous-arachnoïdienne : typiquement une céphalée violente de début brutal « en coup de tonnerre », pouvant s’associer à une raideur de nuque, des nausées et des vomissements, une photophobie, avec parfois perturbation de l’état de conscience. • L’hématome sous-dural, qui est consécutif à un traumatisme et devient symptomatique après un temps de latence de quelques heures à plusieurs jours voire semaines : il se présente sous forme de céphalées parfois sévères, plus ou moins localisées au lieu de l’hématome; celui-ci peut se situer à l’opposé du traumatisme crânien, le plus souvent dans la zone fronto-pariétale. • L’accident vasculaire cérébral, qui est accompagné de céphalées dans environ 15% des cas. • La dissection carotidienne, qui peut survenir chez un sujet jeune le plus souvent après un traumatisme de la région cervicale ou alors spontanément. La céphalée est unilatérale, localisée dans la région frontoorbitaire pouvant s’accompagner de douleurs latéro-cervicales. Les déficits neurologiques peuvent apparaître seulement après plusieurs semaines. Lors d’une dissection de l’artère vertébrale, la douleur est généralement cervico-occipitale. • La thrombose des sinus veineux : plus particulièrement chez la femme sous contraception orale ou en post-partum. • Des processus expansifs cérébraux (néoplasies, abcès) : les céphalées apparaissent progressivement et sont secondaires à l’augmentation de pression intracrânienne ; elles sont exacerbées par l’alcool, la fatigue, la toux et la position couchée, alors que la position debout soulage la douleur ; les céphalées sont souvent plus importantes le matin et diminuent en cours de journée ; en cas de localisation dans la fosse postérieure, les céphalées débutent occipitalement. Elles peuvent être associées à des vomissements sans nausées.

 

Note : Ces informations n'ont pas pour objectif de vous proposer un diagnostic en ligne mais de faire comprendre justement que dans le cas de céphalées répétées, il faut consulter un spécialiste et éventuellement de procéder à des examens supplémentaires.